La coupe restera à Berne cette année ! Hoarau et Co. sont tous encore là et YB est resté le même

Quatre matchs, quatre victoires, c’est le bilan des Young Boys de Berne après le début du championnat 2018/19 de Super League. En faisant le bilan de ses premiers matchs, on remarque que le club bernois n’a pas beaucoup changé dans son jeu et que son contingent est resté presque le même (à l’exception du départ de Nuhu vers Hoffenhein) malgré l’intérêt des clubs étrangers pour des joueurs du calibre de Hoarau, Assalé, Sulejmani, Sanogo, etc. L’autre changement est le nouvel entraîneur Gerardo Seoane qui a remplacé Adi Hutter (parti à Francfort) sur le banc et qui continue de perpétuer la mentalité de la gagne qui a caractérisé YB la saison passée. Il va, cette année encore, permettre aux jaune et noir de redevenir champions de Suisse.

Par Patrick MBONYINSHUTI

Le cadre est resté le même

Les Bernois n’ont pas enregistré de changements majeurs sur le terrain. Leur équipe titulaire est restée la même que la saison passée. Je dirais même encore plus forte avec le départ de Nuhu qui a réalisé plusieurs bourdes en 2018 (surtout en Europa League) jusqu’à ce que Hutter doive le sortir à la 30ème minute du match contre le FCZ.

En attaque, la titularisation de Ngamaleu à la place d’un Assalé blessé et surtout en baisse de forme en fin de saison passée, fait des ravages. Le Camerounais a déjà marqué à deux reprises et l’harmonie avec Hoarau est parfaite. Dans les buts, Von Ballmoos remplace bien Wölfli et il aura fallu attendre la quatrième journée du championnat pour qu’il encaisse un but (3 à 2 contre Lucerne). Bâle sera le principal concurrent d’YB mais ne pourra pas compenser le vide créé par le départ de piliers comme Vaclik, Lang et Elyounoussi.

Mais YB reste YB : l’équipe perd le contrôle des matchs au moment où on ne l’attend pas mais les remporte quand même

On reprend les mêmes et on recommence la même chose. Personne ne comprendra pourquoi, après avoir remporté le titre de champion suisse en avril, YB s’est fait écraser par un Zurich en infériorité numérique en finale de Coupe suisse le 27 mai dans son Stade Suisse, ratant l’occasion de réaliser un doublé qui aurait été tout simplement historique, après plus de trente ans d’attente du moindre titre. Et surtout, pourquoi maintenant en août, alors qu’il n’y a aucun enjeu majeur, YB bat le même FC Zurich sur un score très lourd de 4 buts à 0.

De même, le match contre Lucerne aura démontré le problème qu’a YB de lâcher des matchs dont il a le contrôle total, surtout devant son public. Les Lucernois ont fait trembler les jaune et noir jusqu’aux dernières secondes du match alors qu’YB avait complètement dominé la première mi-temps et que la supériorité technique de ses Hoarau, Sulejmani, Ngamaleu et autres Sanogo avait été éclatante le long du match. A la fin le match s’est terminé sur un score de 3 à 2 pour les Bernois mais le but trop facilement marqué à la 89è par les Lucernois a fait douter plus d’un spectateur bernois.

Souvent dans le passé, plusieurs équipes ont réussi à enlever le beurre de la planche à YB de cette façon-là mais depuis la saison passée, la chance des gagnants sourit presque toujours au club bernois et il remporte des parties que ceux qui sont habitués à le voir perdre pensent qu’il va perdre dans les dernières minutes.

Comme la saison passée, cette chance des gagnants devrait continuer à sourire aux Bernois qui vont sûrement se réapproprier le titre. Car Hoarau et Co. sont tous encore là !